Libérer les feuilles mortes

Comme l’arbre laisse tomber ses feuilles mortes à chaque automne, nous avons la possibilité de laisser aller ce qui nous est superflu et lourd. Et pourquoi ne pas profiter de l’automne, avant de faire place à la nouvelle année, pour effectuer ce dépouillement tout en douceur…

Quand on quitte ce qui nous encombre, ce qui nous nuit ou ce que l’on tolère malgré nous, nous avons ensuite le champ libre pour voir plus clair dans ce que nous voulons vraiment et pour faire d’autres choix plus alignés avec qui nous sommes ou ce que nous voulons devenir.

En créant cet espace, on s’ouvre à de nouvelles possibilités que l’on ne s’était peut-être pas imaginé à condition de demeurer ouvert(e) et réceptif(ve) à ce qui se présente sur notre route.

Voici quatre catégories à considérer pour commencer cet examen de feuilles mortes:

Les comportements
Un comportement peut se qualifier d’utile ou de nuisible. Prenons le fait d’être en retard, par exemple; c’est un comportement qui est nuisible la plupart du temps. Il n’est pas agréable pour les autres qui nous attendent et devient une source de stress pour nous-même surtout s’il est chronique.

Parfois, un même comportement peut être à la fois utile et nuisible, tout dépendant du degré auquel on le porte; il a un point de bascule. Faire preuve de persévérance, par exemple, peut nous permettre d’arriver à nos objectifs, de trouver une solution là où ce n’était pas évident, bref, nous permettre de réussir.

Qu’advient-il quand la persévérance se transforme en entêtement et que l’on continue dans une voie qui n’est pas optimale? Nous risquons d’être épuisé(e)s, de passer à côté d’opportunités plus profitables ou plus faciles, de faire des dégâts en chemin, de manquer de vision globale et d’hériter de conséquences néfastes. Il s’agit d’avoir assez de conscience de soi et de sagesse pour distinguer quand un comportement utile devient nuisible et à quel moment le larguer avant qu’il ne tombe dans son côté néfaste.

Quels comportements êtes-vous prêt(e)s à libérer?

Les objets
Pourquoi garde-t-on certains objets? Parce que nous les aimons réellement, qu’ils nous apportent de la joie, que nous les trouvons beaux, qu’en leur présence nous nous sentons bien? Ou par attachement au souvenir nostalgique qu’ils représentent, par peur de blesser la personne qui nous les a donnés, par habitude, parce que nous ne les voyons plus?

Les objets sont des symboles qui peuvent égayer ou alourdir notre environnement. Et l’on ne se rend pas toujours compte à quel degré. Si vous les aimez et qu’ils sont brisés, prenez le temps de les réparer. S’ils accumulent de la poussière et vous encombrent, si à chaque fois que vous regardez dans leur direction, ils vous rappellent une personne ou un évènement qui ne vous enchante pas, disposez-en. Et si vous ne les voyez plus, mettez-vous à les regarder et décidez si vous les gardez ou non. Faites aussi le tour de votre sous-sol si vous en avez un; vous trouverez certainement quelques trouvailles relayées à votre inconscient…

Les pensées
Quelles sont les pensées que vous entretenez qui n’ont plus lieu d’être?

L’état dans lequel nous met une pensée et ce qu’elle nous attire distinguera si elle est utile ou nuisible. C’est l’un des rares éléments sur lequel on a le contrôle; la pensée est un choix.

Prenons le cas d’une compagnie qui effectue une restructuration et qui met un individu à la porte. Cet individu peut se dire: « Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça, ce n’est pas juste, j’ai tout donné à cette entreprise, et c’est comme ça qu’ils me remercient ? »…. ou… Il peut choisir l’option de penser: « De toute façon, c’est un bon timing pour un nouveau défi, c’est justement le petit coup de pouce dont j’avais besoin pour améliorer ma situation. »

Choisissez les pensées que vous voulez entretenir; laissez aller les autres.

Les relations
Vous arrive-t-il de vous sentir épuisé(e) après avoir passé quelque temps avec une personne? Ou d’avoir une réaction émotionnelle ou physique négative en sa présence?

Connaissez-vous des personnes qui vous critiquent, vous dévalorisent, vous font sentir coupable ou pas à la hauteur?

En présence de ces personnes, le pire côté de vous-même surgit-il ou êtes-vous constamment en train d’avoir à imposer vos limites?

Certaines personnes avec qui vous êtes en relation contredisent-elles par leurs actes les valeurs les plus importantes pour vous?

Si vous avez répondu oui à l’une de ces questions, il est peut-être temps de vous faire de nouveaux amis…

Qu’est-ce que vous tolérez dans votre vie que vous n’avez plus envie de tolérer? La tolérance dans sa définition générale désigne la capacité à permettre ce que l’on désapprouve, c’est-à-dire ce que l’on devrait normalement refuser.

Commencez par le plus facile et rendez-vous pas à pas au plus important. Cela pourrait être aussi simple que d’amorcer le travail en jetant vos souliers usés dont la semelle est décollée. Sur le chemin, vous bâtirez une confiance en vous, vous vivrez un sentiment d’accomplissement, vous sentirez que vous avez un réel impact sur votre état d’être et votre environnement.

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